À propos…
Notre manifeste est téléchargeable ici (pdf).
La formation du groupe
United Black Sheep est un collectif de réflexion et d’actions composé de jeunes. Ce mouvement a été crée en réponse à la propagande raciste et populiste de l’UDC lors des élections nationales d’octobre 2007. À cette même période, nous terminions une série de soirées de réflexion et débats sur les dangers du capitalisme actuel partant d’une approche historique du sujet. La volonté de constituer un mouvement anticapitaliste s’est manifestée alors afin d’allier la réflexion à l’action. L’idée de créer ce nouveau mouvement et non de se rallier à un grand parti déjà existant a été motivée par l’espoir de rendre la politique plus accessible aux jeunes, pour qui l’adhésion à un grand parti peut se révéler intimidante. Des groupes répondant à notre appel se sont formés dans d’autres cantons romands et le 8 décembre -, nous avons ainsi appelé à manifester contre l’élection de conseillers fédéraux antisociaux et racistes. Quelques centaines de personnes ont répondu présent que ce soit à Genève, Sion ou Lausanne. Suite à cela, notre mouvement a continué de s’agrandir et – s’affirmer à travers de nombreux débats et différentes tentatives de se faire connaître. L’officialisation de notre groupe en association avec statuts s’est faite le 3 avril 2008, pour des raisons pratiques, mais aussi dans le but d’obtenir des fonds par le biais de cotisations.
Nos actions
C’est au mois de mai que notre deuxième grande action a été lancée en réaction cette fois à l’initiative de l’UDC dite « pour des naturalisations démocratiques » : nous avons créé en association avec d’autres groupes des affiches parodiant les mains colorées volant des passeports suisses que nous avons citoyennement placardées dans la ville.
Par la suite, souhaitant élargir notre horizon de revendications politiques, nous avons organisé une série de soirées de formation-débat sur divers thèmes, tels que la Palestine, Mai 68 ou encore la problématique de l’eau en Afrique. Et nous n’en sommes qu’au début, puisque de nombreux autres sujets ont été proposés dans nos réunions.
À noter aussi que nous nous engageons régulièrement dans des activités qui font la base d’une démocratie tel que la récolte de signatures pour des initiatives/référendums dont les sujets nous semblent importants. ou différents débats, séjours de formation.
Nos idées
Logiquement, une volonté de définir collectivement notre base idéologique s’est alors faite ressentir au sein de notre groupe, raison pour laquelle nous avons eu un certain de nombre de discussions « de fond ». La première idée forte qui a été approuvée communément était celle de l’importance de lier la réflexion à l’action. Ainsi, il s’agit de débattre d’un sujet en y ajoutant une contribution militante et d’agir suite à une réflexion collective.
La totalité des membres d’UBS se reconnaît dans la plateforme idéologique du mouvement solidaritéS. Cela implique un certain nombre de valeurs que nous ne ferons que résumer ici.
Tout d’abord, nous nous opposons clairement au capitalisme, responsable d’inégalités à tous les niveaux (humains, économiques, ethniques, sociaux, etc…). Nous voulons un Etat social fort, qui diminuerait les inégalités au lieu de les accroître et s’attacherait tout particulièrement à la défense des plus démunis plutôt qu’au bien être économique des plus riches.
En outre, nous considérons le néolibéralisme comme totalement incompatible avec la sauvegarde du climat et la survie de l’écosystème et des espèces, en ce que la recherche maximale du profit engendre inévitablement une production excessive et un gaspillage inconsidéré. Une soi-disant, écologie « raisonnable » qui se plierait aux exigences du capitalisme avant celles de la nature est un non-sens en plus d’être totalement irresponsable.
Par ailleurs, nous nous érigeons contre toute forme de racisme et défendons activement les droits des étrangers dans le cadre d’une vraie démocratie, prônant non seulement un droit de vote plus élargi pour ces personnes, mais également un droit d’éligibilité. Mais nous luttons aussi pour une reconnaissance des personnes en situation plus précaire, tels que les travailleurs sans papiers.
Dans notre lutte contre les discriminations, nous nous engageons bien entendu pour les droits des femmes, pour une égalité des sexes réelle et un changement des mentalités. Au sein même du groupe, nous essayons de mettre concrètement cela en place. Nous militons enfin pour Suisse sans armée, car nous la jugeons superflue, coûteuse et meurtrière.
Notre fonctionnement
Nous nous réunissions les mercredi soirs au Café Gavroche, qui est notre lieu de rendez-vous. Nos réunions sont ouvertes à toutes les personnes intéressées et sont annoncées sur notre site internet et notre mailing-list. Nous fonctionnons selon une hiérarchie horizontale et collective. Une rubrique “divers” est discutée en fin de réunion pour permettre à tous d’exprimer des idées de débat ou d’action.